Tout est prêt, un dernier brossage de dents avant 10h et la route sera à nous. Mais brusquement un claquement de vertèbres cervicales m'oblige à un dernier petit massage sur la table à Chantal. Le départ est retardé d'une demie-heure mais ceci aura son importance plus loin, ...Dan Wuwu et Josette sont déjà en route pour Mont-Crosin sans que nous le sachions...
A 10h, les cloches sonnent au village et les montures sont impeccables. Un peu de video pour marquer la minute où tout commence et les cordes tombant du ciel nous accueillent, Chantal et moi alors que nous sortons les vélos du garage.
Le passage en forêt jusqu'à Serroue nous fait presque oublier qu'il pleut car les branches sont si denses qu'elles forment un parapluie bienvenu en la circonstance.
Arrivés à Coffrane, nous sommes trempés jusqu'aux os et les chausettes ne sont plus que des éponges mais tout va bien, on passe Boudevillier puis Fontaine, Chézard, Saint-Martin, Dombresson. A la sortie de Villier, 1er arrêt pour larguer le superflux pour Chantal, un petit tour dans les bois et ça
repart. Une longue montée lnterminable nous rapproche des Bugnenets après la traversée du Pâquier, patrie de Didier Cuche "notre champion" skieur. En commençant la descente depuis les Savagnières, on voit très vite qu'on a entre-ouvert la porte du frigo et qu'on est en tran d'y pénétrer.
"Glagla", la descente des Pontins se fait tous freins serrés, on "pète de froid" et on se dit "vivement" la montée du "Mont-Crosin", ça nous réchauffera ! C'est quant même un comble, en venir à préférer les montées aux descentes...!
Le Mont-Crosin est donc le bienvenu, c'est une côte moyenne, environ 50 minutes de montée, c'est un peu la "Vue des Alpes".
Il pleut toujours et j'arrive presque au sommet, au premier restaurant. Le 2ème se trouve 100 mètres plus haut. Je me dis qu'après être monté à mon rythme, j'allais attendre Chantal qui doit être en retrait d'une dizaine de minutes. Ce n'est pas très agréable d'attendre au froid mais que faire, il n'y a pas âme qui vive ou plutôt si. Une voiture bleue arrive sur le parking. Je
me dis que ce véhicule ne m'est pas étranger et de plus comme pour me conforter sur ma première impression, je reconnais l'oiseau qui en sort: C'est Dan Wuwu et son amie Josette qui nous ont tendue une gentille "embuscade" venant nous attendre au sommet du Mont-Crosin. Les 2 s'approchent avec une pancarte arborant une photo prise lors de notre marriage, avec mon équipe juniors de Neuchâtel-Xamax de l'époque, 18 ans auparavant. Ils l'avaient mise au bord de la route dans le cas où nous passerions devant, pour nous informer de leur présence.
Ayant fait plus longtemps que prévu pour arriver jusqu'ici, ça faisait 1h30 qu'ils poirotaient les deux en nous attendant à l'auberge du dessus. Perdant patience, ils étaient prêts à faire demi-tour pour
venir à notre rencontre, c'est à ce moment que Chanchan tel Zorro...est arrivée, sans s'pressée... Tout est bien qui finit bien. C'est ainsi que, muni de tout l'atiraille des parfaits pique-niqueurs, ils avaient tout prévu sauf la chaleur et le soleil, mais nous non-plus. Nous nous sommes décidés de rentrer dans le restaurant où nous étions les seuls clients. Nous avons demandé l'autorisation de consommer le cake que Dan et Josette avaient pris avec et avons bu un thé pour nous réchauffer. Nous avons profité de changer de chausettes et T-shirt mais ceux pris avec, restés dans le sac, étaient
aussi mouillés mais un peu moins détrempés. Une petite séance photos et video pour immortaliser le moment et nous avons dégusté le cake made in Wuwu et Josette en réusissant de soufler les bougies de circonstance, rien ne fut laissé au hasard.
Cette rencontre quelque part sur la route ne fut qu'une demi surprise car j'étais quasi certain qu'ils nous feraient un petit coucou le long de notre route. Dans tous les cas c'était chouette et le geste a été à la hauteur de notre amitié réciproque, merci et bravo Dan et Josette.
Après cette demi-heure d'arrêt, nous sortons en terre hostile et grimpons à nouveau sur nos vélos pour refaire 500 m de montée avant le sommet du Mont-Crosin qui culmine à 1127 m. Cette dernière rampe était parfaite pour nous réchauffer la musculature. Passé le sommet, nous descendons sur les Reussilles puis entamons les derniers 6 km raliant ainsi le but de notre première étape, les Genevez (Ju) d'où les Rebetez sont originaires.
Un petit bout de video au passage du panneau de l'entrée du village et ce n'est que vers 16h
que nous frappons à la porte du "Clos Josenat", gîte rural tenu par Monsieur Louis Humair et son amie. La météo devient plus clémente et du coup tout est plus accueillant. On se douche, se débarbouille, et enfin on se met au sec, ce sera bientôt l'heure de recevoir les invités sur le coup de 18h. Mon oncle et ma tante, Roland et Jany avec la mam's se pointent accompagnés de Yoan, Maée et Carolyn puis Lucie avec Réna et Willy accompagné de Mireille son épouse.
Ayant refait sur le pas de porte la géographie du lieu et repositionné qui était né où et qui faisait quoi à l'époque, on prend possession des lieux intérieurs où nous attend l'apéro. Sur ces entrefaits, le frangins et sa famille arrivent et les discussions battent leur plein au moment où vers 19h, je déballe les cadeaux que les convives m'avaient apportés. Je fus gâté, chèques Reka, bouteilles, pullover, bon pour un repas, livre des origines de la famille fait par Roland et Jany, bref que de bonnes surprises. En plus je suis très ému à la lecture du petit mot que Carolyn m'avait écrit pour la circonstance, magnifique "p'tite Nine", nul doute c'est bien une petite "Rebet".
La cuisinière ayant patiamment attendu pour servir l'entrée, c'est sur le coup de 20h que nous nous sommes mis à table avec comme entrée, un feuilleté aux champignons fait et cueilli "maison". Un boeuf Stroganoff s'en suivit pour faire place à un plat de fromage qui emboita le pas d'un petit dessert maison de type "couli glace vanille".
Les langues se délièrent avec une petite "damassine" ajoulote et Louis Humair nous raconta quelques bien bonnes histoires du cru:
Une deuxième histoire marquante se passa sur un terrain de football lors d'un match.
Une troisième histoire, toujours liées au foot, mettait en présence un fiston ayant acquis une paire de souliers de foot et son père.
C'est vers 23h que mes invités s'en allèrent alors que mam's, Carolyn, Maée et Yoan allaient se glisser sous la couette au "Clos Josenat". La nuit fut fraîche et réparatrice, les 3 oiseaux dormirent ensembles en bas, papa et maman en haut, la mam's ayant son petit chez soi toute seule pour elle même. La nuit fut bonne mais le dimanche matin se passa sans grâce matinée.

















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